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29.12.11

SUJETS

Des jeunes se font cerner par la police alors qu'ils tournent un film

Ça s'est passé en Suisse à Zurich. Ça ferait un excellent sujet de film dans le genre Super 8, mais en mieux. Les extraterrestres, ça commence à bien faire. A propos, Ridley Scott remet le couvert avec Prometheus, qui semble ressembler, vu de très loin (cf. bande annonce), à un remake d'Alien en mille fois plus prétentieux. On ferait mieux de s'inspirer d'un cinéaste qui fait des films fantastiques très différents de la norme hollywoodienne, mais auquel on ne pense jamais parce qu'il est classé dans le dessin animé pour enfants : Hayao Miyazaki.

28.12.11

EXOTICA

Différents pays, différentes conceptions de la bourgeoise artiste et fortunée. En France on adore les œuvres humanitaires, mais peu d'artistes en font vraiment la promotion (à part Carole Bouquet, c'est limité). Contrairement aux happy few anglo-saxons, qui aiment mieux feindre l'altruisme et la commisération que l'intelligence ou la sensibilité (cf. mon post "JOLIE"), la bourgeoisie française baigne encore dans le syndrome Bourgeois gentilhomme/Madame Verdurin. C'est à dire que des personnes d'extraction relativement simple, ou du moins qui ne sont pas des universitaires patenté[e]s, ni de grands esthètes, aiment afficher une certaine culture, voire parfois s'y vautrer. Je me doute bien sûr qu'Isabelle Huppert n'est pas d'origine ouvrière, mais son côté collectionneuse d'auteurs, comme d'autres épinglent des papillons, est assez amusant. Je ne vais pas revenir en arrière, mais je remarque qu'en ce moment elle fait feu de tout bois. Passons sur son rôle de mère d'Eva Ionesco dans le premier film autobiographique de celle-ci. Passons sur la comédie avec Poelvoorde dont le titre m'échappe, où elle joue une cultureuse à laquelle elle ressemble comme deux gouttes d'eau. Mais ne voilà-t-il pas qu'on annonce sa présence dans les prochains films du Philippin Brillante Mendoza et du Sud-Coréen Hong Sang-soo. Je ne dirais pas qu'elle risque de leur porter la poisse, mais que souvent les films hybrides, réalisés par des cinéastes orientaux, par exemple, avec des acteurs occidentaux, ne sont pas les meilleurs. Question de greffe qui prend mal, ou tout simplement de scénario adapté aux humeurs de la star — son pouvoir lui étant octroyé par le simple fait que sa présence dans le casting garantit un important complément de budget.

27.12.11

MAGGIE

Des obsèques nationales pour Thatcher divisent les Britanniques

Amusant : le débat fait rage quoique la bougresse réac ne soit pas encore morte. Meryl Streep joue son rôle dans une biopic qui sort en février, intitulée naturellement… La dame de fer. Beau navet en perspective.

20.12.11

JOLIE

----------------- ---------------------------------------------------------Photo Greg Ponchak-------
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Pour paraphraser le brave Jacques Attali à propos de l'euro : il y a plus d'une chance sur deux pour que ce blog n'existe plus à Noël. A part ça, je découvre qu'Angelina Jolie nous a pondu un beau pensum intitulé In the land of blood and honey, où elle met en scène les amours tragiques d'un militaire serbe et d'une artiste bosniaque pendant la guerre de Bosnie. D'après les critiques américains, le film a été tourné en serbo-croate, mais on ne trouve qu'une version doublée en anglais de la bande annonce, qui renforce le ridicule du film à cause des accents grotesques des comédiens. Horripilant toutes ces femmes riches et célèbres qui jouent les dames patronnesses. Dans le fond je n'ai rien contre. Ce qui me hérisse c'est qu'on exhibe son altruisme et sa commisération. Comme quand Audrey Hepburn se faisait photographier avec des rachitiques enfants africains dans ses bras. On imagine la comédie : mander des photographes, prendre un enfant, prendre la pose. Société du spectacle quand tu nous tiens. Alors, qu'Angelina Jolie, qui est a priori une richarde vivant dans le luxe et au soleil, se mette à donner des leçons de politique a posteriori sur une guerre aussi complexe que celles de l'ex-Yougoslavie, me semble assez problématique. A ce propos, cet après-midi, regardant un film cumulard (thriller politico-social dénonçant d'hypothétiques magouilles gouvernementales avec des marchands d'armes) je me suis pris à rêver au monde d'avant le parlant, où le cinéma n'était pas constamment sommé de servir de caisse de résonance à l'actualité, où c'était un art à part entière. Avec le parlant, tout s'est trivialisé. Le pire désastre fut sans doute le néo-réalisme, né bien avant les années 1940 aux Etats Unis et en Allemagne. Grâce à lui, le cinéma a toujours cru bon de réagir aux événements du monde, alors que la (bonne) peinture a très peu participé à la politique. Quelques contre-exemples : Guernica de Picasso et les tableaux de Goya sur l'invasion napoléonienne. Quant à la musique classique, c'est encore mieux. Remarquez : je ne sais pas s'il y a tant de bons romans qui soient également des commentaires directs d'une quelconque actualité (évidemment on va m'en citer des tombereaux).
P.S. Ceci dit, je retourne à L'équipée malaise de Jean Echenoz, que j'ai eu la faiblesse de m'acheter en occasion.

8.11.11

HA HA HA

Apparemment, Brandon Cronenberg, fils de…, réaliserait son premier long intitulé Antiviral. Ça fait penser à la fille de Lynch copiant son père avec son navet sur une femme-tronc (Boxing Helena), puis avec son sous Sailor et Lula (Surveillance). Après vérification je m'aperçois que les Cronenberg sont un peu les Coppola canadiens : chez eux tout le monde est dans le cinoche (y compris la sœur du maestro, Denise, qui est sa costumière attitrée, et son épouse qui tourne des making of). On n'en a pas fini…
P.S. Je ne sais pas si blogger a changé la typo, mais je n'arrive plus à obtenir la taille des lettres d'avant. Il serait temps de muer…

3.9.11

W

Vraiment pas mal du tout, a priori : Lucky McKee, le réalisateur du très spécial May, dont on a loupé les deux films suivants, The Woods et Red (inédits), revient avec un truc assez incroyable intitulé The Woman. La bande annonce est particulièrement impressionnante, mais j'ai la flemme de la copier. L'histoire d'une famille américaine ordinaire, dont le père découvre une femme sauvage dans une forêt, la capture et l'enferme dans sa cave en espérant la civiliser. Très bon sujet, qui semble traité comme May, avec un tout petit zeste d'humour, grâce auquel cela grince encore plus. J'espère que ça sortira en France…
P.S. pour les amateurs, on me signale qu'il passe à l"Etrange Festival à Paris, au Forum des images. En fait aujourd'hui même :

Dimanche 4 septembre à 21H30 (Salle 100)

P.S. : un lecteur fidèle, Guillaume, m'affirme que le film est nul. J'ai copié ci-dessous son commentaire, en enlevant le lien pour le télécharger. Je suis contre le téléchargement, pas pour une raison morale, ni légale, mais parce que je n'aime pas regarder les longs métrages sur un petit écran – même si je le fais souvent par obligation. Guillaume me casse un peu la baraque, mais a sans doute raison. Je verrai le film s'il sort. Ce n'est pas urgent. Pour une fois que je crois que je vais aimer un film de genre, j'ai l'impression que c'est encore raté.

31.8.11

CONDITIONNEL

J'adore Wikipédia. Voilà ce qu'on y lit à propos du dernier film de Polanski, Carnage : "Le film sera présenté, en compétition, à la Mostra de Venise lors de la 68e édition et pourrait ainsi remporter le Lion d'or".
C'est ce qu'on appelle en anglais du "wishful thinking". Cela pourrait se traduire par "prendre ses désirs pour des réalités". Etant donné que le film est une adaptation de pièce tournée en studio, à priori je ne suis pas client (enfin, il ne faut pas généraliser), tout comme je ne suis pas trop client de Polanski. Je préfère la folie et la liberté d'esprit de son compatriote Skolimowski.

10.8.11

CQFD

"La classe politique et la police ont fustigé des actes de "violence gratuite et du vol opportuniste", selon les termes du vice-Premier ministre, Nick Clegg.

Mais les habitants des quartiers concernés les attribuent aux tensions entre les jeunes et la police, aux difficultés économiques et aux écarts de richesse croissants."

4.8.11

ALIENS (SUITE 3)

On annonce un extrême navet qui a tout faux : il est en 3D et c'est un suiveur de la mode des films d'aliens. Le titre : The darkest hour. Le réalisateur : Chris Gorak (ancien chef déco). Pour une fois ça se passe à Moscou. Mais le plus comique c'est que les héros sont une bande de jeunes Américains qui se prennent pour le Club des 5 ou le Clan des 7 d'Enid Blyton. Je n'irai bien sûr pas voir ça, d'autant plus qu'il y a des effets spéciaux assez ridicules inspirés par Photoshop : les victimes des aliens sont instantanément transformées en poussière… Arrêtez d'accuser les extraterrestres de tous nos maux et ayez le courage d'avouer que vous êtes (ou nous sommes) les responsables…
Cela dit, ne me faites pas dire que je déteste tous les blockbusters. Comme le public américain, j'ai plutôt adoré Cowboys & envahisseurs (le film d'aliens ultime), qui sort bientôt, et je ne me suis pas ennuyé une seconde au prequel de La planète des singes (quant à dire que c'est un film politique ou moral — comme ne manqueront pas de le clamer certains —, je n'irai pas aussi loin, tout en maintenant ma considération pour ce film plutôt complexe).

31.7.11

Ô REÜR

On ne peut plus faire des films (d'horreur) en vidéo pourrie avec les images qui sautent. C'est fini. Depuis Le projet Blair Witch, Ring, Paranormal activity, et éventuellement Rec., tous les clichés de ce sous-genre pseudo-vérité ont été épuisés, usés jusqu'à la corde. Pour sûr je n'irai pas voir la daube espagnole intitulée en anglais Atrocious [photo 1], ni Paranormal Activity 3 (à force ce paranormal là devient très normal), ni Grave Encounters [photo 2] qui est une parodie involontairement comique d'une émission de reportage américaine très connue intitulée Ghost Adventures. J'en ai regardé quelques épisodes sur Youtube qui, je l'avoue m'ont parfois fait assez peur (bien qu'ils soient truqués je le crains). La version fiction me semble infiniment plus ridicule. Le héros ne vaut pas le présentateur musclé et poupin de Ghost Adventures. De toute façon tous ces films à la noix reposent (en paix) essentiellement sur la bande son. Coupez la bande-son qui fait sursauter toutes les secondes et il n'y a plus rien, plus que des figurants rachitiques en fin de droits qui font hou ! en écartant les bras, éclairés par une lumière verdâtre. C'est tout de même le genre cinématographique le plus pauvre du monde (sauf quelques exceptions qui se comptent sur les doigts d'une seule main).

ANIMHOMME

Les laboratoires anglais ont créé 150 chimères (hybride homme-animal)

Ouaouh, ça fait peur ! Quand on pensait que Splice était de la pure science-fiction, on se gourait donc… (Il paraît qu'en Chine, ils font pire)

27.7.11

4/07/12

Date de sortie déjà annoncée pour The amazing Spider-man, un reboot du film de Sam Raimi de 2002. Reboot, c'est à dire, pour les moins snobs, un tout bête remake du premier Spider-man de Raimi qui, après Tim Burton jadis, avait relancé la mode des super-héros en leur donnant une nouvelle fraîcheur. Au lieu d'accorder à Raimi l'honneur de réaliser un 4e Spider-man avec Tobey Maguire, le studio X (je ne sais plus) a préféré casser un jouet qui marchait bien pour confier une nouvelle version — qui a l'air nullissime d'après la bande-annonce qui circule à Marc Webb, auteur d'une comédie romantique gentillette sans plus (500 jours ensemble), et d'une flopée de clips et d'épisodes de séries. Qui plus est le rôle-titre échoit au brave Andrew Garfield, qui n'était certes pas mal dans la trilogie british Red Riding, mais qui là ne semble guère dans son élément. Bizarre.

26.7.11

ÉTRANGE

Samedi 23 juillet en revenant de la boulangerie j'ai vu une affichette du journal Horoscope à la devanture d'une librairie, dans lequel on parlait de “Malédiction des Neptuniens" morts à 27 ans, avec notamment ça :
Le soir même j'apprends que la chanteuse Amy Winehouse est morte…

17.6.11

DB ?

Pas trop fan des taches sur l'affiche, pas trop fan du slogan cynique sur l'affiche. La bande-annonce est intrigante. Il paraît que David Barker, le réalisateur, a étudié avec Jean-Pierre Gorin, ce qui est bon signe. Il a aussi tourné un film (inédit) avec la Française Nathalie Richard en 1999, Afraid of everything. Voilà ce que l'on peut dire en attendant ce Daylight, sorte de thriller en huis-clos, autour duquel il y a déjà une sorte de pré-buzz aux Etats-Unis.

14.6.11

RETOUR AU 2D

D'après un article du Huffington Post, considéré par le journal The Observer comme le blog le plus influent du monde, le cinéma en 3D serait en train d'amorcer lentement son déclin. Ce n'est pas encore la cata, mais il semblerait que les spectateurs moyens choisiraient plus volontiers le même film en 2D, quand ils en ont la possibilité. Une des raisons serait le prix plus élevé des séances en 3D. Pour ma part, je les comprends très bien. Pas à cause du prix, encore que ce soit une très très bonne raison, mais tout simplement à cause de l'inconfort des lunettes, de la médiocrité du rendu lumineux, et de l'imperfection générale de l'effet relief, rarement optimal. Ce n'est pas par hasard si le relief a connu depuis 60 ans plusieurs vagues d'engouement puis des désaffections soudaines. Au bout d'un moment, les gens en ont marre de regarder un film avec des lunettes teintées. C'est indéniablement une contrainte. Moi-même qui connais assez bien la question, j'ai toujours eu l'impression qu'il n'y avait pas eu d'amélioration assez importante depuis les années 1950 pour justifier la renaissance du procédé. Seul le relief sans lunettes représentera un progrès assez consistant pour durer. Il y a eu quelques avancées dans ce domaine, mais on est encore loin d'un résultat correct. Pour l'instant, vive le 2D !

9.6.11

UNDERGROUND

Dans le journal gratuit de l'UGC, un article classe mon film et ceux d'Ossang dans l'underground. Pourquoi pas, du moment que ça rapporte. Euh, je plaisante… On ajoute à notre lot de rats de cave la chère Eva Ionesco, dont le premier long métrage sort bientôt. OK, c'est cool. A mon sens, on nage surtout dans le hasard total. Deux acteurs de mon film (Ossang et Eva) sortent un film comme réalisateurs un an après le mien. Une conjonction (astrale) chronologique incite donc à nous associer tous les trois, et, pourquoi pas, à nous catapulter chefs de file d'une nébuleuse néo-underground. C'est à mon sens symptomatique de deux choses : 1. la marge est terriblement absente dans le monde culturel d'aujourd'hui et on se jette sur tout ce qui pourrait y ressembler. 2. les journalistes ont le don de faire des amalgames et de créer ex-nihilo des mouvements, des tendances, des associations. Si seulement je savais m'en servir pour me vendre et pour trouver des financements à mes projets ! Il faudrait vraiment que je contacte Agnès b. avec cet article (elle a bien financé en partie le projet d'Ossang et participé légèrement à celui d'Eva). Cela dit, je préfère mille fois être classé dans l'underground que dans le mainstream. Pas par snobisme, mais parce que je préfère l'ombre à la pleine lumière. Voir mon pseudo ci-dessous.

IRAN

Très amusant qu'au moment on encense sur tous les tons le film iranien Une séparation d'Asghar Farhadi, on annonce en parallèle que le comique provocateur Dieudonné devrait réaliser un film intitulé L'antisémite, produit par une société iranienne. Evidemment, on essaie de nous faire croire que les bons films iraniens flirtent avec la dissidence. Mais ils sont tout de même produits en Iran par des Iraniens. Tout ceci pour dire qu'en célébrant le cinéma iranien, quel qu'il soit, on lui confère une légitimité qui, in fine, bénéficie aux plus intégristes du pays. Quant au film de Dieudonné, s'il se fait, ce dont on doute, on pressent le flop absolu.

14.3.11

COULEUR

Rencontré hier les charmants et géniaux réalisateurs d'Amer, Bruno Forzani et Hélène Cattet, avec leur producteur, François Cognard. Ils préparent leur prochain film, un giallo tourné à Bruxelles (où le couple vit depuis 15 ans), au titre splendide : L'étrange couleur des larmes de ton corps

3.2.11

SPARKS

Incroyable, je viens de découvrir avec pas mal de retard (un an et demi) qu'un de mes groupes préférés depuis très longtemps, les Sparks (alias Ron et Russell Mael), avaient écrit et enregistré une comédie musicale intitulée The seduction of Ingmar Bergman, qui se déroule dans les années 1950 à Hollywood. Les frères Mael ont imaginé que, suite au succès de Sourires d'une nuit d'été à Cannes, le cinéaste suédois ait été engagé pour tourner un blockbuster américain. Extrait (sonore) de la comédie musicale qui m'a l'air tout à fait plaisante : CLIC. Ce qui est encore plus incroyable c'est qu'en lisant cela et écoutant des extraits, je pensais tout de suite au film qui pourrait en être tiré et je me disais : ça serait parfait pour Guy Maddin. Je viens de me rendre compte que Maddin a précisément été contacté pour réaliser le film et que le projet en cours. Après on verra. Ce qui me fait penser que j'ai vu ou rencontré presque tous les artistes que j'aime (les vivants naturellement), sauf les Sparks, dont je n'ai vu qu'un concert il y a également très longtemps. Tout cela est extrêmement logique et réconfortant. Les Sparks avaient été pressentis par Jacques Tati pour la musique de son dernier film, Confusion, qu'il n'a hélas pas pu tourner ; ils ont également travaillé pendant plusieurs années sur une adaptation non aboutie d'un manga que devait réaliser Tim Burton. J'ajouterai que, comme Jim Morrisson et d'autres musiciens, ils ont à l'origine étudié le cinéma à Los Angeles. D'ailleurs je les soupçonne d'être venus à la musique par passion pour les comédies musicales (filmées).

30.1.11

CRAB

Découvert par un extrême hasard la mention d'un film inconnu – indépendant américain – dont la bande-annonce donne assez envie de le voir : CLIC. C'est apparemment l'histoire d'un loser nommé Levi qui a des mains monstrueuses. Le titre : The Crab. Réalisatrice : Rona Mark.