17.3.11

MOCK

Jean-Pierre Mocky a encore frappé. Il sort un nouveau film en catimini, Dossier Toroto, dans sa propre salle, Le Desperado, nouveau nom du cinéma Action Ecoles à Paris, qu'il a racheté pour remplacer le Brady. La bande-annonce (c'est le cas de le dire) assez frappée est plutôt alléchante : CLIC.
Cela dit, je reste toujours un peu perplexe avec ses films, qui m'énervent autant qu'ils m'attirent.
P.S. En fait Mocky ne sort pas un film mais trois le même jour ! Les autres sont Crédit pour tous et Les insomniaques. Parmi les interprètes du premier on trouve par exemple Arielle Dombasle et Rufus, dans le deuxième, Bruno Tutzulu et Mathieu Demy…

14.3.11

COULEUR

Rencontré hier les charmants et géniaux réalisateurs d'Amer, Bruno Forzani et Hélène Cattet, avec leur producteur, François Cognard. Ils préparent leur prochain film, un giallo tourné à Bruxelles (où le couple vit depuis 15 ans), au titre splendide : L'étrange couleur des larmes de ton corps

11.3.11

ALEX G.

J'aime beaucoup certaines photos de Alex Gaidouk, comme celle-là :
Pour en voir plus, faites CLIC

MER

Après Alamar (= a la mar = à la mer) de Pedro Gonzalez Rubio, un nouveau film latino-américain au titre et à l'esprit proches, Agua fria de mar (Eau froide de la mer) de Paz Fabrega, mêle une humanité simple et la nature avec un bonheur étale, et une indifférenciation des termes : mère = mer = féminité. Un drame rentré qui amorce et suggère des drames, de l'incommunicabilité, mais sans en faire un plat. Une œuvre impeccable, sans graisse, sans fioritures, où les humeurs les plus diverses (concrètes et virtuelles) se mêlent en un tout atmosphérique.
Vive le cinéma sans bagage, sans œillères, en roue libre, dont les latinos et les Chinois sont actuelllement les meilleurs praticiens !

8.3.11

VRAI

Comme l'a fait justement remarquer à la radio un docte critique qui m'insulta jadis dans son journal (je tairai son nom, car il serait trop content), la mode, que dis-je la manie, est de mettre en scène des histoires vraies au cinéma. Ceci dépassant le phénomène des biopics, qui n'est qu'un épiphénomène de cette frénésie consistant à utiliser le réel comme caution de la fiction. Comme si la fiction elle-même devenait de plus en plus suspecte, ou comme si les gens avaient de moins en moins d'imagination. Ce qui est possible quand on voit des films creux et et mornes comme cette espèce de thriller psychologique sans objet que j'ai vu hier, intitulé La Lisière. Une nouvelle vague ? OK, alors très très vague. D'un autre côté si on raconte des histoires vraies, le problème c'est que la fin est connue à l'avance. On repassera pour l'effet de surprise et/ou de sidération. Cela a pour corollaire le fait que si on s'amuse à narrer la vie d'un hors la loi, on ne pourra jamais narrer celle de celui qui n'a jamais été pris et qui a fait mentir la morale populaire selon laquelle il n'y a pas de crime impuni. Ensuite le fait de raconter une histoire vraie n'est pas une garantie, ce n'est qu'un argument publicitaire. Tout film, même documentaire, est une fiction : la couleur est fausse, le cadre partiel, le son retravaillé, le montage une reconstruction arbitraire de l'espace et du temps. Bref, pour moi, le slogan "tiré d'une histoire vraie", est un alibi pour excuser la faiblesse d'un récit, ou bien pour lui donner un piquant qu'il n'aurait pas naturellement. C'est une épice. Une épice n'a jamais fait un plat.

1.3.11

ENGLISH

If there are enough English speakers/readers of this blog, I am willing to resume my English translations as I did at the start of the blog. Please speak up…