25.5.11

LA RÉPUTATION DE SONO SION (OU SHION SONO) MONTE…

Pour l'instant, n'ayant vu aucun film de ce cinéaste hybride, qui semble mélanger horreur et romantisme, kitsch et drame, je reste dubitatif mais très curieux… (photos de Hair extensions - haut - et Love exposure - bas). Bande annonce de Hair extensions : CLIC.

20.5.11

INCROYABLE

Tiens, j'ai des lecteurs à Cannes ! Vous n'avez pas mieux à faire ? Allez regarder LVT déblatérer en conf de presse, festoyer avec les pipeûl du PAF, taper le carton avec F. Boyer, le patron de Vidéosphère qui a remplacé l'ex d'Elise Girard, parler chemises à carreaux et longueur de barbe avec JF Berjon, guincher avec le top décalé J. Adoré à la Villa IN…
Ici la mondanité et les paillettes n'ont pas droit de cité. La robe de bure et la blouse grise sont les uniformes de rigueur de nos implacables mannequins.

RÉEL/FICTION/THRILLER

Ce que j'écrivais sur le rapport réel/fiction des Français/Américains se confirme : vu hier un thriller américain, The Lincoln lawyer (en français La défense Lincoln), qui raconte à peu près la même histoire que l'affaire DSK (en plus violent) : histoire (de l'avocat) d'un jeune homme riche accusé d'avoir violé et brutalisé une prostituée. Un film assez banal mais regardable, qu'un cinéaste français serait incapable d'égaler.
D'autre part, ce film est aussi une leçon par rapport à un thriller anglais vu le jour avant, London Boulevard, où on constate que les Britanniques sont aussi nullards dans la conduite d'un récit policier (malgré quelques exceptions comme la trilogie Red Riding). Pourquoi ? Parce que London Boulevard, sur la rédemption impossible d'un taulard, divague dans tous les sens et fait le malin, comme le héros, joué par Colin Farrell, qui veut montrer qu'il est plus dur que les durs, plus fort que les gangsters sadiques. Bon, ça ne vaut pas la peine que je m'étende. Je dirais que les Américains sont les rois du polar parce qu'ils ont un sens musical de l'action. Un thriller doit être comme un train. Rien ne doit entraver son rythme ni sa progression, sous peine de dérailler. En même temps il faut sans cesse ménager une attente. Cela dit, The Lincoln lawyer est loin d'être un chef d'œuvre et a tendance à saturer sur la fin.

18.5.11

SMALL BROTHER IS WATCHING YOU, ALWAYS, EVERYWHERE

Avec les affaires DSK et XDDL les Français ont prouvé qu'ils sont de bien meilleurs scénaristes du réel que de leurs thrillers de fiction.
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Par ailleurs, je suis frappé par l'ampleur que prennent des propos rapportés ou enregistrés dans des cadres privés. Je pense aux insultes d'un footballeur proférées dans un vestiaire qui firent ensuite la une d'un quotidien de sport, au délire nazi d'un John Galliano bourré dans un bistrot, ainsi qu'aux histoires de quotas raciaux discutés par les instances du foot (encore !) dans un contexte officieux. Ce n'est pas que je cautionne ces dérapages, mais on ne peut pas leur accorder la même valeur qu'à des déclarations officielles et en public. Tout le monde, je dis bien tout le monde, a pu dire un jour ou l'autre des conneries en comité privé. Si on commence à tout enregistrer et à tout publier et diffuser, non seulement ce sera le désordre, mais la société va exploser à force de craindre les procès ou les poursuites, à force de se contenir. Le politiquement correct étendu à la sphère privée risque ainsi de devenir la tyrannie ultime. A côté, Big Brother ce serait Oui-Oui…

17.5.11

HAVRE

Le Havre va-t-il devenir la nouvelle ville à la mode au cinéma ? Deux films cannois y ont été tournés : La Fée, de Abel, Gordon et Rémy, et Le Havre de Aki Kaurismäki. En tout cas, je comprends : j'ai vu (à Nyon) un documentaire sur cette ville qui semble incroyablement belle…