17.5.11
TERRENCE MALICK
Ça sent le pudding.
HEAVY METAL => NAZISME ?

Il y a longtemps que le rock fait joujou avec les symboles satanistes et nazis. Je ne vais pas faire l'inventaire. Mais ne voilà-t-il pas que je viens d'apprendre l'émergence d'un courant appelé National Socialist Black Metal. Un groupe heavy metal newyorkais, Hanzel und Gretyl, qui n'est pas affilié à ce courant, mélange l'esthétique manga et les allusions au nazisme (paroles tendancieuses, “Sieg Heil” partout, discours de Hitler, casque à pointe, Croix de fer dans tous les coins) sous prétexte de plaisanter sur un ton cynico-satirique. Voir ce morceau clippé live (CLIC), au titre évocateur, SS Deathstar Supergalactic, où l'on comprend un peu le problème. Il est évident que le groupe est spectaculaire et musicalement très efficace. Bien sûr, ils ne sont pas vêtus en SS, plutôt style travelo futuriste, mais on sent une dérive. J'ai trouvé un site foncièrement raciste et haineux qui prend ce groupe au premier degré et déclare que leur disque Über alles est la bande son idéale pour assassiner des Juifs. En voyant ce groupe folklorique je me suis dit qu'un jour le nazisme va vraiment renaître. Ça fait peur. Dans les années 1980, le père du batteur d'un groupe de heavy-metal canadien, Anvil, était rescapé d'un camp de concentration…
P.S. Pour mettre les points sur les i, voici les indices parlants : le morceau commence par des cœurs pas wagnériens mais presque, ensuite on entend quelque chose qui ressemble à des “Sieg Heil !" criés par une foule, puis quelque chose qui ressemble à la voix du Führer. Pendant ce temps, les musiciens lèvent la main en l'air en même temps. Pas un salut nazi, mais presque. L'un des guitaristes porte une perruque blonde et un short tyrolien. Ça fait farce, mais… La bassiste aussi blonde platine, aryenne à mort, porte une Croix de fer au poignet. Après il y a le titre du morceau…
16.5.11
FILMS GRATUITS
A signaler la diffusion d'une trentaine de longs métrages et d'une flopée de courts métrages, présentés les années passées à la Semaine de la critique de Cannes, sur l'excellent site de VOD MUBI. On peut voir gratuitement des films passés trop inaperçus comme, par exemple, Koktebel ou Ping Pong… CLIC
15.5.11
NEVER COME BACK, LE RETOUR

Il y avait tout de même du rock en France, malgré tout…
Kas Product — Never come back — (Nancy 1982) : CLIC
SYNOPSIS D'UNE DAUBE ANNONCÉE
"Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l'amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village."
La Source des femmes, film présenté à Cannes cette année par la France en compétition officielle.
J'aurais pu ajouter l'affiche aussi niaiseuse que le résumé de cette resucée de réalisme magique à la mode maghrébine réalisée par un Roumain international spécialiste des bons sentiments et du grand spectacle exotique. Mais ça suffit comme ça. L'idée c'était de dire que le soit-disant plus grand festival de cinéma du monde propose des produits tape-à-l'œil pour lecteurs de best-sellers et adeptes du prêt-à-penser culturel.
IL Y A UN AN…
…mon magazine habituel intitulait un post, façon Cahiers du cinéma, sur son site: “Rebecca H de Lodge Kerrigan, l'un des objets les plus forts et singuliers vus à Cannes”. Marrant d'appeler un film "un objet" – ce qu'on ne dit jamais pour un tableau ou un livre… Et un an après, cet objet fort et singulier n'est toujours pas sorti, et il y a un nouveau festival avec certains films forts et singuliers qui ne sortiront jamais et tomberont dans l'oubli…

L'actrice principale de Rebecca H (Géraldine Pailhas) faisant risette sur le tapis en 2010
14.5.11
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