9.11.11

MÉTRO

Iggy Pop fait de la pub pour les Galeries Lafayette déguisé en Père Noël. Minable. Rendez nous les Stooges ! Je préfère largement Daniel Darc à genoux dans une église, exhibant sa croix tatouée.

8.11.11

SNIF SNIF SNIF

Attention chef-d'œuvre dramatique ! : CLIC
P.S. Réflexion faite, et à la revoyure de la bande-annonce, je me demande si cela n'est pas dans la droite continuité de l'œuvre du regretté Werner Schroeter. Surtout la scène où la femme renverse des roses.

HA HA HA

Apparemment, Brandon Cronenberg, fils de…, réaliserait son premier long intitulé Antiviral. Ça fait penser à la fille de Lynch copiant son père avec son navet sur une femme-tronc (Boxing Helena), puis avec son sous Sailor et Lula (Surveillance). Après vérification je m'aperçois que les Cronenberg sont un peu les Coppola canadiens : chez eux tout le monde est dans le cinoche (y compris la sœur du maestro, Denise, qui est sa costumière attitrée, et son épouse qui tourne des making of). On n'en a pas fini…
P.S. Je ne sais pas si blogger a changé la typo, mais je n'arrive plus à obtenir la taille des lettres d'avant. Il serait temps de muer…

7.11.11

AMUSANT

Une projection de film ça fait écrire et répondre à des mails. Je m'en aperçois ce matin, après mon succès retentissant à la Cinémathèque hier matin : file de vingt kilomètres, millier de spectateurs n'ayant pas pu entrer dans la salle, groupies en folie déchirant mes vêtements.
Evidemment ce fut assez calme. Vous, vous aviez mieux à faire. Sans doute aviez vous raison car, comme me l'a dit une spectatrice, ce n'est pas un film à voir le matin au saut du lit. Plutôt la nuit dans un état second. Bref, pour revenir à ces mails, je navigue entre les excuses (j'étais malade, mon petit chien avait perdu ses lentilles de contact, ma grand-mère est tombée de son pouf) et la gratitude. Bref, je continue ma route de môdit
P.S. bien sûr, D.C. il y a eu des spectateurs et vous en étiez…

4.11.11

AUGUSTINE

Je me suis aperçu qu'il y avait trois moyens métrages de durée équivalente consacrés à Augustine, une patiente célèbre du Professeur Charcot, le spécialiste de l'hystérie au XIXe siècle, dont Freud suivit un moment les cours à Paris (et s'inspira de ses travaux pour inventer la psychanalyse). Les trois films en question sont anglais (Augustine - 1993), français (Augustine - 2003), et américain (Sweet Augustine - 2004). Ayant vu des extraits du premier et du dernier, plus le deuxième en entier, réalisé par Jean-Claude Monod et Jean-Christophe Valtat, je puis affirmer sans l'ombre d'une hésitation que c'est le français qui est le plus réussi. C'est un vrai joyau. Il rend non seulement hommage à Muybridge en décomposant certains mouvements de l'héroïne dans certaines séquences, mais au XIXe siècle en général, dont il traduit à merveille l'ambiance et la mentalité. Visuellement splendide, ce film montré sur Arte à des heures indues va enfin sortir en salle (en décembre). J'y reviendrai peut-être. En tout cas c'est parfait.
P.S. Ce qui est moins parfait c'est qu'on annonce encore un Augustine, cette fois un long métrage, réalisé par Alice Winocour, ex-élève de la Femis (ouille !), avec Vincent Lindon dans le rôle de Charcot. Le tournage devrait commencer ce mois-ci. Si j'avais tout le pouvoir du monde, je leur dirais d'arrêter tout. Ça ne sert à rien, le film de Valtat et Monod est indépassable ! On verra qui avait raison.

3.11.11

CHOQUÉ…

…par l'accueil complaisant fait à cette gross komedie rakoleuse qu'est Intouchables. Y compris dans Le Monde, y compris sous la plume d'un critique sérieux et respectable — peut-être justement parce qu'il est sérieux et respectable, il manque de discernement en matière de gaudriole et est enclin à prendre les vessies pour des lanternes, à voir de la générosité là où il y a de la bassesse, du populaire là où il y a du populisme. Voir ce titre :

"Intouchables" : derrière la comédie populaire, une métaphore sociale généreuse.

De qui se moque-t-on ? Ce n'est qu'un défilé ininterrompu de clichés lourdingues sur la banlieue et sur les bourgeois, sans parler de la fausse irrévérence à l'égard des handicapés. Je dois avouer quelques minutes d'hilarité : les dix premières du prologue, quand rien n'est expliqué. Ensuite, quand ça commence à s'expliquer, je suis désolé, c'est d'une bêtise à pleurer. Et sur la bourgeoisie, à ce compte là, je préfère largement le Pater de Cavalier qui m'avait tant irrité. Enfin, je n'ai pas de mots pour décrire mon indignation devant le manque d'esprit critique de cette critique française.

1.11.11

MONEY

Un des rares tubes de rock expérimental, Money des Flying Lizards (1979). J'avais acheté le single à l'époque, mais je ne connaissais pas le clip, qui est tout à fait plaisant : CLIC
Ce groupe en phase avec une tendance robotique funky de l'époque utilisait une orchestration réellement novatrice que n'aurait pas renié John Cage. Dommage que l'expérimentation ne fasse plus guère partie du vocabulaire artistique. On n'imagine guère aujourd'hui un tube avec un son de casserole. Sic transit…
Par la même occasion je suis tombé sur une version de Money par Led Zeppelin, qui est assez amusante. Evidemment très heavy. Mais il fallait oser. Je ne la mets pas en lien mais vous pouvez chercher.
A ne pas confondre avec le tube Money de Pink Floyd.