9.2.11

UN PARFUM DE GIALLO

Les premières minutes de La solitude des nombres premiers m'ont scotché. On a ressuscité les giallos ? En tout cas tout y était : la musique style Goblin*, les couleurs saturées, les maquillages, les costumes, la scène (un spectacle d'enfants). Cela s'achevant par un cri strident d'enfant… Pourtant ce n'est pas un giallo. Ça y ressemble seulement (ça ressemble aussi à Carrie). Je ne connaissais pas le réalisateur, Saverio Costanzo. J'avais bêtement loupé ses premiers films, Private et In memoria di me. Pour moi c'est une révélation. Il m'a révélé à moi-même à quel point j'ai l'esprit baroque. Je n'arrive pas à trouver un seul défaut à ce film (au contraire) tordu et émouvant, même s'il abuse du montage parallèle qu'à priori je n'aime pas trop. Mais là c'est radical et transformé en figure de style. Je rêve qu'il continue dans cette voie.
* une partie de la BO est d'ailleurs empruntée à celle d'Ennio Morricone pour L'oiseau au plumage de cristal, premier film (sublime) de Dario Argento

6.2.11

SHE WANTS

Je n'adore pas ce clip de Metronomy, She wants (CLIC), mais la musique se bonifie dès la seconde écoute. Quelque chose comme du MGMT en plus subtil. Mais je ne connais pas encore bien ce groupe.

UNRAVEL RAVEL

3.2.11

SPARKS

Incroyable, je viens de découvrir avec pas mal de retard (un an et demi) qu'un de mes groupes préférés depuis très longtemps, les Sparks (alias Ron et Russell Mael), avaient écrit et enregistré une comédie musicale intitulée The seduction of Ingmar Bergman, qui se déroule dans les années 1950 à Hollywood. Les frères Mael ont imaginé que, suite au succès de Sourires d'une nuit d'été à Cannes, le cinéaste suédois ait été engagé pour tourner un blockbuster américain. Extrait (sonore) de la comédie musicale qui m'a l'air tout à fait plaisante : CLIC. Ce qui est encore plus incroyable c'est qu'en lisant cela et écoutant des extraits, je pensais tout de suite au film qui pourrait en être tiré et je me disais : ça serait parfait pour Guy Maddin. Je viens de me rendre compte que Maddin a précisément été contacté pour réaliser le film et que le projet en cours. Après on verra. Ce qui me fait penser que j'ai vu ou rencontré presque tous les artistes que j'aime (les vivants naturellement), sauf les Sparks, dont je n'ai vu qu'un concert il y a également très longtemps. Tout cela est extrêmement logique et réconfortant. Les Sparks avaient été pressentis par Jacques Tati pour la musique de son dernier film, Confusion, qu'il n'a hélas pas pu tourner ; ils ont également travaillé pendant plusieurs années sur une adaptation non aboutie d'un manga que devait réaliser Tim Burton. J'ajouterai que, comme Jim Morrisson et d'autres musiciens, ils ont à l'origine étudié le cinéma à Los Angeles. D'ailleurs je les soupçonne d'être venus à la musique par passion pour les comédies musicales (filmées).

30.1.11

CRAB

Découvert par un extrême hasard la mention d'un film inconnu – indépendant américain – dont la bande-annonce donne assez envie de le voir : CLIC. C'est apparemment l'histoire d'un loser nommé Levi qui a des mains monstrueuses. Le titre : The Crab. Réalisatrice : Rona Mark.

26.1.11

MUSIQUE

J'avais plus ou moins décidé d'arrêter le blog, mais bon, ça me reprend. (Je n'écoute pas que du vieux rock, la gentille variéteuse néo-new wave La Roux vient de me passer dans les oreilles). Puisqu'on en est à la musique, une chose me frappe : les meilleurs utilisateurs de musique dans les films ne sont pas les plus mélomanes. Prenons trois nouveaux films assez dissemblables. Deux gros films américains en 3D (ça n'a rien à voir), le futuriste et plastiquement impeccable Tron l'héritage et le lourd Sanctum, plus un film français en 2D, Je suis un no man's land de mon ancien collègue Thierry Jousse*. Ce qui m'a frappé le plus c'est à quel point Jousse, qui est un musicophile averti et anime une émission sur France Musique, n'a pas le quart de la moitié d'une idée de ce que doit-être une musique de film. Non seulement celle de son film semble aléatoire – de longs passages sans musique, puis elle réapparaît brutalement. –, mais les climats suggérés par cette musique assez envahissante parfois ne sont pas adaptés à l'action. Par exemple dans une scène de forêt (bretonne ?) assez banale, on entend une musique de suspense torride et tropicale, qui fait trop second degré. Dans les deux films américains, au contraire, la musique est totalement organique, elle épouse parfaitement les circonvolutions du récit, sa dramaturgie. Qui plus est, Tron bénéficie de la touche Daft Punk, auteurs de la musique (on voit même les musiciens, très raccords avec leurs déguisements, en DJ dans une discothèque), qui ajoute une plus-value techno dans l'univers néoclassique de la musique hollywoodienne habituelle (bande annonce de Tron : CLIC). Bref, je pense qu'il ne doit pas y avoir de demi-mesure. Soit on utilise de la musique de bout en bout, en accompagnant ou boostant l'action, soit on n'en met pas du tout… Après, cela n'influe pas sur l'avis que je peux avoir sur les films. Le film de Jousse n'est pas déplaisant, mais a un côté La Route enchantée, film béat de Pierre Caron avec Charles Trénet, qui m'agace un peu. Je n'ai rien contre Trénet ni Katerine, mais les chanteurs ne sont bons que quand ils ne jouent pas des chanteurs… Je remarque en passant que les Cahiers du cinéma sont durs avec leurs anciens rédacteurs ou rédacteurs-en-chef. Les films de Jousse et Cédric Anger (L'avocat), qui sortent la même semaine, se font étriller dans la revue. Moi même, je n'ai pas été mieux traité par les Cahiers avec mon film l'an dernier…
*Thierry a un problème avec les titres. Premier film : Les Invisibles. Deuxième : Je suis un no man's land. Ce sont des titres en creux qui manquent d'affirmation. Un titre doit être déclaratif pas évasif…

ROCKABILLY

Un des sommets absolus du rock'n'roll classique : Rockabilly Boogie par le Rock'n'Roll Trio de Johnny Burnette : CLIC (pas d'images filmées désolé). Le son brut et sauvage des années 1950. Je voulais commencer un film par ce morceau. Peut-être le ferai-je un jour.
Sur la photo, deux génies du rock : au milieu à gauche, Johnny Burnette, au milieu à droite,
Gene Vincent, qui cache son visage…
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